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Il s'agit de la Saint-Bernard.
La veille, pendant toute la nuit, ceux que l'on appelait les "sérénadiers" (du latin sera, le soir) allaient de maison en maison en tirant des coups de fusil et en tâchant d'être le plus bruyant possible.
Ils annonçaient la fête et se faisaient offrir force verres de vin.
Le matin venu, chacun se rendait à la maison qui offrirait le pain bénit pour la fête. Une table y était dressée et on y trouvait à satiété, pain, vin, jambon, fromages, rissoles et pognes. Puis le cortège se formait pour se rendre à la messe.
En tête, installé sur un brancard recouvert de draps blancs enrubannés,au pas de deux porteurs, s'avançait le "pain bénit". C'était un échafaudage de petits pains ronds, "les michons" collés les uns aux autres et faits de pâte sucrée semée d'anis. A cette pyramide dorée étaient suspendus par des rubans "les dauphins" de la même pâte qui allaient être remis au maire, au curé et le troisième, appelé le "crochon" à la maison qui serait chargée du pain bénit de l'année suivante.
Suivaient les sérénadiers, les villageois et parfois des chars fleuris. A la messe le pain était béni et les michons distribués à l'assistance. Puis le cortège se reformait pour porter les dauphins aux autorités et faire le tour du bourg.
A midi, un repas plantureux réunissait les convives et la fête se terminait dans la liesse et dans les danses.
Cette coutume a disparu un peu avant 1900.
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