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Eglise Saint-Jean-Baptiste


La place et l'église dans les années 1900
Les deux communes de Vaulnaveys-le-Haut et Vaulnaveys-le-Bas n'ont toujours formé qu'une seule paroisse dont l'église, dédiée à Saint-Jean-Baptiste, se situe au Bourg de Vaulnaveys-le-Haut.
Elle existe au XI èmesiècle à son emplacement actuel. Elle est  mentionnée dans une bulle du Pape Urbain II qui confirme le 20 mars 1095 à la Prévôté d'Oulx en Piémont, la possession des églises de l'Oisans, du Commiers et les « ecclesias S. Johannis et S. Chistophori in Valle Navissio » (les églises Saint-Jean et Saint-Christophe dans la vallée de Vaulnaveys).
L'église Saint-Christophe était située sur un mamelon le long de l'ancienne route de Brié. D'après la tradition, elle est la première église paroissiale. En 1488, lors de sa visite pastorale (visite de l'Evêque dans les paroisses de son diocèse), Laurent Alleman, évêque de Grenoble, « après avoir mangé en son château d'Herbeys la visite et la trouve en ruine. Il ordonne sa remise en état sous peine de fermeture ». En 1678 le Cardinal Le Camus, signale qu'elle a disparu : « il y parait encore quelques murailles en rond, en forme de ch½ur ».  

L'ancienne église Saint-Jean-Baptiste

L'ancienne église du Bourg est en forme de croix latine, le ch½ur suivant la tradition est orienté au levant. Comme la plupart des églises de campagne, elle est assez simple. Elle se compose d'une nef rattachée au ch½ur par un transept, tous deux « lambrissés » (avec un plafond en bois). Elle fait 15 toises de longueur et 4 de largeur (soit environ 30 x 8 mètres). Une table de communion en bois sépare le ch½ur du transept. Le sol est recouvert d'un plancher. A droite du ch½ur le clocher, à gauche la sacristie. Le transept en fait est constitué de chapelles privées. L'ensemble est charpenté et couvert d'ardoises. La toiture est un souci constant au cours des siècles et soulève déjà de nombreux problèmes de financements.
Le logement du sacristain est accolé à la façade sud et indépendant de l'église, comme le veut la coutume au Moyen Age. Le cimetière entoure l'église sur les cotés Est et Nord, où les assemblées des deux Vaulnaveys se tiennent sous un tilleul, à l'issue de la messe du dimanche. Pour des raisons de salubrité publique, le cimetière est déplacé chemin des Chartreux vers 1783-1784.
Il y a peu de modifications importantes jusqu'en 1699, où la voute du ch½ur est refaite, suite à la visite pastorale de 1678 : « il serait à souhaiter que le ch½ur soit vouté afin que si dans un incendie l'église venait à brûler, le Saint-Sacrement pu être conservé ». Toutefois il faut attendre 1699 pour que le ch½ur soit vouté « en cul-de-four » (voute en quart de sphère) lui donnant ainsi le style roman que nous connaissons aujourd'hui.
Des modifications importantes sont effectuées de 1726 à 1731 avec la réfection du clocher, puis de 1865 à 1867 avec l'agrandissement de l'église elle-même. Enfin les dernières interventions datent des années 1970. 

Le clocher

On ignore si l'église primitive possédait un clocher. D'après les spécialistes le clocher actuel est du XVème siècle, tout d'abord construit avec une flèche de bois, couverte d'ardoises ou de tuiles.
Depuis 1683, les visites pastorales signalent « qu'il menace ruine ». En 1722, il est donc envisagé, à la demande des consuls (notables gérant les affaires de la communauté avant la Révolution), de le remplacer par un clocher en maçonnerie et en tuf, très fortement inspiré de celui de la Collégiale Saint-André de Grenoble. La flèche octogonale en pierres de tuf, mesure 48 pieds (15,36 mètres). Une croix, de fer de 5 pieds (1,6 m), est placée au sommet, elle-même « surmontée d'un « simulacre en fert (sic), bronzé ou doré, en forme de poulet (coq), tournant à tous les vents comme girouette». A sa base quatre pyramides en tuf à base carrée, les quatre clochetons actuels.
Le beffroi (charpente qui supporte les cloches) entièrement « chironné » doit également  être remplacé.
La communauté s'engage à fournir les voitures pour le charroi des matériaux et le bois nécessaire aux échafaudages.
Le bail à « prix fait » (forfaitaire) de 1 500 livres est signé le 25 août 1726. La maçonnerie est confiée à Jacques Bout, maître-maçon à Grenoble. Les travaux commencent en 1727. Deux Vaulnaviards, le maçon Marc Brun et le charpentier Jean Ferrafiard (sans doute Ferrafiat), procèdent pour leur part, à la démolition de l'ancien clocher et à la descente des cloches. Ils réalisent également les deux nouveaux beffrois, capables de supporter chacun deux cloches. Jacques Bout se met à l'½uvre en 1728.
Les travaux interrompus suite à la démission des consuls et faute d'argent, reprennent sur ordre de l'évêque et se terminent en 1731. Une commission, nommée à cet effet, déclare les travaux  « recevables » mais demande à l'entrepreneur quelques travaux complémentaires, jugés indispensables : la flèche est revêtue d'un « mortier bastard » (chaux additionnée de plâtre et d'un quart de sable), l'entablement en pierres de Berlan au bas de la flèche et les pierres du « cordon haut » sont garnis d'un ciment spécial, trois planchers de bois sont installés dans le clocher en « ménageant le passage des cordes » et un pavé de terre est réalisé « pour éviter la poussière qui étouffe quand on sonne les cloches ». Le coût final s'élève à 2 929 livres. La réception du beffroi est faite quant à elle, en 1733. 
Des travaux importants d'entretien sont réalisés en 1865 avant l'agrandissement de l'église car le clocher est à nouveau en très mauvais état : « personne n'ose plus circuler alentour attendu que souvent il tombe des pierres qui descendent même du sommet de la flèche et des clochetons. Si le monument venait à crouler, il causerait de grands malheurs en écrasant l'église et peut coûter la vie à plus de 1 200 personnes si cet accident arrivait durant les exercices religieux ».
Les travaux sont exécutés dès 1864 par les entrepreneurs de maçonnerie Mrs Guiguet et Ravanat, choisis également pour la construction de l'église, sous la responsabilité de l'architecte, Mr Perronnet : réfection des quatre clochetons, crépi intérieur et extérieur de la flèche, remise en état de la croix de fer et du coq en « zinc » pour la somme de 2 211,43 francs.
 
L'illumination de plusieurs clochers des environs est envisagée lors des Jeux Olympiques de Grenoble en 1968. Retenu, celui de Vaulnaveys-le-Haut, est alors éclairé par deux projecteurs. Les travaux sont financés par le Comité des JO, Electricité de France et la commune de Vaulnaveys-le-Haut, Vaulnaveys-le-Bas ayant refusé de participer à cette dépense. 
 
 
L'ancien coq, "très détérioré
et menaçant de tomber", est
remplacé en 1981 lorsque le chlocher est
équipé d'un paratonnerre. 

Les cloches et l'épigraphie campanaire

En 1725, le clocher possède quatre cloches qui sont descendues puis remontées dans la nouvelle flèche.  
Selon le décret de la Convention Nationale en date du 23 juillet 1793, il est à peu près certain que trois d'entre elles sont envoyées à la fonte pour être transformées en canon. « La Convention Nationale décrète qu'il ne sera laissé qu'une cloche dans chaque paroisse, que toutes les autres seront mises à disposition du Conseil Exécutif qui sera tenu de les faire parvenir aux fonderies les plus voisines, dans le délai d'un mois, pour y être fondues en canons ».
La cloche de la fonderie Bonnevie de Grenoble, offerte en 1788 par Claude Perier, châtelain de Vizille est conservée, sans doute car c'était la plus récente. 
Le beffroi actuel a également quatre cloches.
 
Au premier niveau, deux cloches :
 
- celle de 1788 (ci-contre) : « Mon parrain est messire Claude Perier, seigneur du marquisat de Vizille, Oisan, Lamur, Serre. Ma marraine Dame Marie Charlotte Pascal son épouse. F.Jat,  Lafaury fils,  J.B. Boujard, députtés (sic) de la communauté de Vaulnaveys. Mr. Flory curé. 1788 ».
 
- la plus grosse, datée de 1892, refondue par les établissements Paccard d'Annecy pour remplacer une cloche de 1818 cassée : « Parrain Mr. Joseph Brun, marraine Melle Julie Bourg. Mr. Bournal trésorier. Mr. Berey curé. 1892
Vox clamantis in deserto, parate viam domini, St Mat 3 ».
(Je suis la voix qui crie dans le désert, préparez le chemin du Seigneur).
« Georges et  Francisque Paccard, fondeurs à Annecy-le-Vieux. Hte Savoie. 1892 ».
 
 Au deuxième niveau, deux cloches de plus petites dimensions :
 
-  la première datée de l'an 13 (1804) : « J'appartiens à la société des Pénitents de Vaulnaveys. Mon parrain Mr. Jean-Baptiste Boviard (Boujard), ma marraine Md Anne Boulloud épouse à (sic) Michel Hurard (Heurard). Etienne Dulin prêtre. Je suis été faite (sic) par les soins des sieurs J.B. Boviard et Michel Hurard ».
(La société ou confrérie des Pénitents, crée à Vaulnaveys le 24 mars 1631, regroupe des laïques qui, par esprit de pénitence, s'imposent certaines pratiques, comme ensevelir les morts, suivre les processions, chanter les offices, etc...).
 
 - la seconde date de 1818 : « Mon parrain Mr. Joseph Brun, ma marraine Melle Julie Faure épouse Brun. Marguerite Ferrafiat épouse Sr Jean Chapand, rectrice du St Rosaire (Autre confrérie de Vaulnaveys surtout réservée aux femmes). Marie Boujet épouse de Sr Jean Jeannon, membre du conseil ». 

L'horloge

Dès 1721, un dégrèvement de taille (impôts directs sous l'ancien régime) est demandé pour que maître Mathieu place « une horloge dans le clocher de la paroisse, qui sera d'une grande commodité aux habitants ». Est-elle installée à cette époque ? Nous n'avons pas de renseignement à ce sujet mais elle existe en 1752 puisque dans le registre des délibérations de la communauté de Vaulnaveys, une somme de 8 livres est portée dans les charges locales ordinaires pour gages du « Directeur de l'horloge ».
 
Cette ancienne horloge, qualifiée à l'époque « de bien vieille », est entièrement restaurée et remise en place, après la reconstruction de l'église en 1865. Le cadran, installé auparavant sur le clocher mais à présent masqué par la nouvelle toiture, est déplacé sur le haut de la façade de l'église donnant sur la route départementale, pour être vu facilement. Monsieur Chalvin de Grenoble effectue ce travail pour 1 403 francs.
En 1956, elle cesse de fonctionner. La maison Charvet de Lyon la remplace par une horloge électrique. 
 
 
Le mécanisme de la vielle horloge
est toujours au premier étage
du clocher, dans la caisse
réalisée en 1866.


La reconstruction de 1865
En 1862, le conseil municipal sur l'insistance du conseil de fabrique (ensemble de personnes, clercs et laïques qui gèrent les recettes et les dépenses des édifices religieux de la paroisse), envisage d'une part la réparation du clocher et d'autre part l'agrandissement de l'église devenue trop petite. « Deux messes sont nécessaires pour accueillir tous les fidèles ».
 
La nef principale est entièrement reconstruite et agrandie d'après les plans de Mr Perricon, préférés à ceux présentés par le conseil de fabrique. Le conseil municipal accepte le 20 décembre 1863, à la majorité, le devis de 17 386,67 francs. La dépense est répartie comme à l'accoutumée : 2/3 pour Vaulnaveys-le-Haut et 1/3 pour Vaulnaveys-le-Bas. Une commission de 5 membres, dont monsieur Bect, curé, est désignée pour la rédaction du cahier des charges et pour superviser les travaux. C'est alors qu'un nouveau projet est proposé afin de reculer l'église en démolissant le ch½ur et créer ainsi une nouvelle place publique. Le surcoût est évalué à 8 000 frs. La commune de Vaulnaveys-le-Bas refuse de contribuer à ce surcroît de dépenses et Vaulnaveys-le-Haut est divisé. Lors d'un vote à bulletins secrets, le premier projet (sans recul de l'église), est adopté le 22 juin 1865 : sur 14 votants, 9 sont pour le projet initial et 5 s'abstiennent. Les travaux commencent alors rapidement par la réparation du clocher.
 
La vielle église est démolie jusqu'au ch½ur. Deux basses nefs sont ajoutées, permettant ainsi d'augmenter la surface de 150 mètres carrés.
La nouvelle charpente en bois de sapin est recouverte de tuiles. Le plafond de la nef principale, primitivement prévu en  plâtre, est finalement remplacé par une voute. Le sol est recouvert de « carillottes » (terme ancien d'architecture désignant des carreaux en ciment).
La porte principale de l'ancienne église, refaite dans les années de 1820-1830 est reposée. Le perron construit en 1843 en pierres blanches de Sassenage, par Etienne Rivière maître tailleur de pierres à Vaulnaveys, est modifié par la suppression de plusieurs marches.
 
Après réception, le montant des travaux est accepté par le conseil municipal du 8 août 1867 pour un coût total de 29 611,43 francs, dont 2 211,43 francs pour la réfection du clocher.

En 1868, Hugues Tavel exécute et met en place les stalles et les bancs du ch½ur et en 1870, monsieur Benedetti, peintre à Pont-de-Claix, se charge de tous les travaux de peinture, y compris la fresque sur le thème « laissez venir à moi les petits enfants ».

 

 

 

 

 

 

La statue de Saint Jean Baptiste, au dessus

du porche de l'église est offerte au moment

de la reconstruction de l'église,

par le compositeur et poète

Alfred Hector Rolland, (1797-1874)

habitué de la station thermale d'Uriage.  


La fresque "Laissez venir à moi les petits enfants" et la voûte étoilée

Les dernières rénovations

La table de communion en fer forgé mise en place en 1845 est supprimée par le père Paul Magnat dans les années 1960, sans doute après les dernières orientations du Concile Vatican II. En novembre 1973 la toiture est entièrement refaite par les frères Baussand du Boulloud. Enfin la rénovation intérieure de l'église en 1979 est entreprise dans la plus grande simplicité et sobriété. La nef centrale conserve sa chaire à prêcher du XIXème siècle, superbement décorée, par la représentation sculptée des quatre évangélistes.
 
Les statues polychromes réparties dans les basses nefs perdent leurs différents coloris d'origine au profit d'une peinture couleur pierre uniforme.
Le ch½ur voit disparaître sa voûte, peinte en bleu et parsemée d'étoiles d'or. La fresque sur le tympan de la voûte est remplacée par une imposante croix en bois.  
Les stalles entourant le ch½ur sont remodelées et dégagent une lucarne ovale et la vieille porte ogivale du XVème siècle menant au clocher.
A une époque ancienne, le rez-de-chaussée du clocher sert sans doute de prison au prieuré. Cette lucarne permet aux clercs châtiés et enfermés, de suivre malgré tout les offices.
  
Les trésors de l'église de VaulnaveysLe maître-autel
Dans le ch½ur, se trouve un Maître-autel, classé monument historique en 1942, venant probablement de la Chartreuse de Prémol. Les habitants de Vaulnaveys font une demande en 1796 pour qu'on leur abandonnât « gratuitement un autel garni de ses gradins, tabernacle, chandeliers de bois doré, crucifix... Existant dans la ci-devant église de Prémol ». Demande sans doute accordée, d'autant que l'église de Vaulnaveys sert de dépôt aux biens nationaux invendus de Prémol. Les habitants peuvent d'ailleurs choisir parmi tous les objets, ce qu'ils veulent pour orner leur église.
 
C'est une magnifique ½uvre d'art d'époque Louis XV (1756), entièrement en bois polychrome avec un faux décor de marbre. De style rocaille, l'empreinte de cette époque est nette : moulures saillantes, surfaces bombées, consoles en volutes. Placé au dessus du tabernacle, un magnifique baldaquin, en bois doré, est constitué de huit colonnettes corinthiennes disposées en hémicycle, surmontées de six volutes particulièrement travaillées puis d'une croix sommitale.
A l'arrière de l'autel, de vastes tiroirs sculptés de motifs floraux servent de commode.
Le traitement et la conception de cet ensemble sont de style baroque.
¼uvre de Claude Albert, maître sculpteur à Grenoble, il est achevé en 1757 et payé 2 406 livres par les religieuses de Prémol.  
 
 
 
La porte du tabernacle
richement décorée :
grappes, épis, feuillages
entourent l'agneau couché sur
le livre des 7 sceaux
(Apocalypse selon Saint-Jean 5.1)
 
 
 
 
 
 
 
Sous le baldaquin,
une gloire d'anges.
Sur le triangle,
le nom «Yahvé»
en lettres hébraïques 
 
 




Les 8 colonnes corinthiennes du baldaquin, supportent des volutes et la croix sommitale

Les tiroirs à l'arrière du maître-autel servent de commode

La grille en forme de c½ur sur l'avant du maître-autel permet de montrer les reliques des saints

La marqueterie réalisée devant le maître-autel lors des travaux de 1865

Le tableau de St Jean l'évangéliste

Dans la basse-nef droite, la chapelle Saint-Joseph où se trouve un tableau, daté du XVIIèmesiècle, représentant Saint Jean l'évangéliste recevant la révélation  de l'Apocalypse sur l'île de Patmos. Il est classé monument historique en 1982 et restauré en 1985.
 
C'est une copie, en dehors du visage du Saint, d'une ½uvre de Charles Lebrun (1619-1690) conservée dans l'antichambre de la chapelle au Grand Trianon à Versailles. 
L'oeuvre originale de Charles Lebrun (chapelle du Grand Trianon, Versailles)
La copie conservée dans la chapelle Saint-Joseph de Vaulnaveys-le-Haut

Autres éléments remarquables

 
 
 
Dans la même basse-nef
se trouve également une
fontaine en pierre
provenant de l'ancienne
Chartreuse de Prémol.
 
Signalons encore deux vitraux, situés dans les chapelles de la Sainte Vierge et de Saint Joseph, évoquant le premier, le Baptême de Jésus par Saint Jean-Baptiste, le deuxième, la Sainte Famille au travail.
En 1865, les 13 vitraux doivent être réalisés en verre ordinaire, « ce qui n'est ni gracieux, ni convenable ». Il est alors décidé de mettre à chaque ouverture des basses-nefs, du ch½ur et de la façade, des vitraux identiques « en verre dépoli avec bordure bleue, une croix rouge avec filet jaune au milieu ». Les vitraux des deux chapelles sont traités différemment, ce qui n'est pas prévu au devis initial. L'association paroissiale, lors de la réfection de 1979, remplace les deux vitraux du ch½ur par des vitraux modernes, pour mettre en valeur le maître-autel.  
Enfin, dans le ch½ur, sont placées deux statues en bois polychrome et doré du XVIIIème siècle : d'un côté la Vierge à l'Enfant, de l'autre, la Vierge de l'Assomption. On peut supposer que ces deux statues proviennent également de la chartreuse de Prémol.
Elles ont été restaurées en 1997. 

Une église rénovée en 2013

Le 15 septembre 2013, les travaux de rénovation de l'église ont été inaugurés dans le cadre des « Journées européennes du patrimoine ».
Chacun a pu découvrir à cette occasion une église embellie et consolidée pour les générations à venir (rappel de cette journée sur la Gazette de Vaulnaveys). 
L'importance des travaux engagés démontre les efforts des municipalités de Vaulnaveys-le-Haut et de Vaulnaveys-le-Bas en faveur de la sauvegarde de ce patrimoine qu'elles ont en commun.
 
Les divers types de travaux menés :
- mise en sécurité de l'édifice (avec le renforcement de la structure du clocher et du ch½ur),
- reprise des enduits dégradés à l'intérieur et à l'extérieur de l'édifice,
- réinstallation de la pierre sommitale,
- mise en conformité du paratonnerre,
- reprise de l'étanchéité de l'édifice et traitement des boiseries du beffroi,
- restauration de la flèche et du coq,
- reprise de la fresque intérieure.
 
Les partenaires financiers de l'opération :
- Partenaires institutionnels : l'Etat, le Conseil Général de l'Isère, la Communauté de Communes du Sud Grenoblois et le Syndicat Départemental des Energies de l'Isère (S.E.D.I) ;
- L'association « Patrimoines des Vaulnaveys » présidée par Jacques COURTIADE, a été créée pour lancer une campagne de mécénat populaire et aider ainsi les municipalités de Vaulnaveys-le-Haut et Vaulnaveys-le-Bas dans la réalisation de ces travaux.

Chevet de l'église, septembre 2013

Façade occidentale, septembre 2013

Sources : Anne Cayol, Roger Serpollet, Charles Paillet - Archives Municipales, Archives Départementales. 

Mairie de Vaulnaveys le Haut 584, avenue Uriage - 38410 Vaulnaveys le Haut - Téléphone : 04 76 89 18 05 - courriel

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